Dès la fin des années cinquante, à la demande du gouvernement français, des officiers ayant fait leurs classes pendant les guerres coloniales (Algérie, Indochine), ont pris la route de Buenos Aires, Rio de Janeiro ou Fort Bragg, le siège des Forces spéciales de l'armée américaine. Ils vont y enseigner leur 'savoir faire' : terreur des populations civiles, torture et disparitions. Une technique appelée 'guerre révolutionnaire' ou 'guerre anti-insurrectionnelle' et destinée à protéger les dictatures sud-américaines (et plus tard celles d'Afrique et d'Asie) contre les mouvements populaires d'inspiration socialiste. L'aboutissement de cette doctrine n'est autre que la formation des forces génocidaires du Rwanda ou encore les tortures de la prison d'Abou Ghraib.