L'histoire pourrait être celle de tellement de pays côtiers. Des pêcheurs pauvres, forcés de faire vivre leurs familles avec des ressources
de poissons qui disparaissent à vue d'oeil, se tournent vers le massacre d'espèces menacées pour tenter de s'en sortir.
Dans ce cas-ci, il s'agit du Pérou, dont la côte est fréquentée par pas moins d'une trentaine d'espèces de cétacés, dont des dauphins.
Ceux-ci sont officiellement protégés depuis près de deux décennies, mais on peut tout de même aisément retrouver leur viande sur les étals
des marchés. Consommée essentiellement par les plus démunis, celle-ci est vendue comme du «cochon de mer».
Ils sont ainsi pas moins de 15 000 dauphins à mourir chaque année sans que les autorités agissent véritablement pour stopper le trafic,
faute de moyens et de volonté. Même que la police craint souvent d'aller faire des descentes dans les marchés, où elle est la cible
des marchands en colère. Ces mêmes marchands qui vendent parfois des spécimens vivants capturés dans la forêt amazonienne.