Lorsqu’en 1961, Piero Manzoni déféqua dans des boîtes de conserve puis les scella, il ne se doutait sans doute pas que près de 50 ans plus tard, chacune de ces boîtes vaudrait près de 25000 Euros...
C’est que si l’art n’existe pas sans les artistes, il fait vivre, au moins autant qu’eux, des tas de marchands d’art, de galeristes, de spéculateurs de tout poil.
Pierre Huber n’est pas le moindre d’entre eux : installé à Genève, faisant son marché à Pékin, vendant une partie de sa collection à New-York, se reposant dans son chalet valaisan, il est un des grands marchands d’art mais est resté très simple. D’ailleurs, quand il reçoit, c’est lui qui se met aux fourneaux. Normal, il est le roi de la petite saucisse grillée...