Quatre-mille-quatre-cents véhicules banalisés appartenant à différents services de l'Etat ont été flashés pour excès de vitesse en 2004, sans être inquiétés par la suite. La même année, l'administration française a été mise en cause dans plusieurs milliers d'affaires et, dans un cas sur quatre seulement, elle a été condamnée. Préfectures, conseils généraux, ministères et mairies parviendraient ainsi à s'affranchir des lois qui s'imposent aux citoyens. Sur des questions jugées sensibles, l'administration française semble cultiver le secret, au mépris des règles d'information du public et, parfois, du droit. A titre d'exemple, une enquête publique sur les risques liés aux OGM a ainsi été bloquée par le ministère de l'Agriculture.